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Dimanche 15 février 2009

Source : http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth/


En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.


Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.


Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.


Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !


450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.


L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.


L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.


L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.


L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.


Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,


Nous avons lutté pour les obtenir,


luttons ensemble pour les défendre !

Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial, signez la pétition.

 


Par UFAL Strasbourg
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Lundi 2 février 2009
Appel à la mobilisation contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal

Nous sommes tous usagers et propriétaires de la Poste !

L’actualité nous rappelle que le système financier, basé exclusivement sur le profit à court terme, n’est qu’une vaste arnaque !

C’est ce système qui exploite sans vergogne l’immense majorité des femmes et des hommes de notre pays.
C’est également lui qui, depuis plus de vingt ans, orchestre la mise en concurrence des services publics, relayé en cela par une Commission européenne définitivement acquise aux thèses de cet ultralibéralisme que nous appelons, dans la phase actuelle, turbocapitalisme. Souvent masquée derrière des partenariats public-privé ou des pâtés d’alouette, la marchandisation généralisée des activités humaines progresse.

Quelles sont aujourd’hui les conséquences de la privatisation des services publics ?

La privatisation de La Poste va sonner le glas des derniers services publics basés sur les fondements républicains et solidaires hérités du Conseil national de la Résistance (pensons à la Sécurité sociale de 1945 à 1967). Surtout, elle nous éloignera définitivement de la démocratie sociale et de la participation des usagers et des travailleurs à la gestion, ou du peu qu’il en reste…

 

Comment en est-on arrivé là ?

Ce sont bien les chefs d’Etat et de gouvernement qui ont décidé d’harmoniser les services postaux européens. La Commission s’est vu confier le soin de préparer une directive allant dans ce sens. Elle entre en vigueur en 2011. Elle prévoit la fin du monopole postal et, donc, l’ouverture au marché, mais elle n’impose absolument pas la privatisation des postes !

Il s’agit donc d’un choix idéologique de la part du gouvernement et des dirigeants de la Poste.

Lesquels avancent des arguments articulés autour du financement de la modernisation et du développement international de l’Etablissement public. Emprunter est incontournable ? En privatisant la Poste, les tenants de l’ultralibéralisme comptent disposer des « facilités » du marché boursier ! Cette prétention prend un singulier relief à l’heure de la crise des marchés financiers internationaux…

Pourtant, notre service public postal dispose des moyens que lui offre la Caisse des Dépôts et Consignations. Il lui faudrait y renoncer au motif que ce financement constituerait - ô horreur !- une aide de l’Etat ? Peut-on l’affirmer sans rire à l’heure où les Etats mettent en place des mécanismes de refinancement et de recapitalisation des banques privées ?

 

Analysons les premières conséquences de cette privatisation dans les pays voisins :

 

Et comme il faudra bien assurer un peu de présence postale là où les bureau auront été supprimés, on sous-traitera à des commerce locaux (tabacs, débits de boisson, épiceries…) : c’est aussi la remise en cause de la confidentialité (car rappelons qu’un fonctionnaire prête serment).

C’est surtout la fin de l’égalité républicaine. Les familles en milieu urbain auront « La Poste » et celles qui résident en milieu rural les sous-traitants.

L’UFAL ne peut que condamner une telle dérive inégalitaire par la mise en place de deux catégories d’usagers.

L’UFAL exige le maintien du service public postal dans le cadre statutaire d’un établissement public où la représentation démocratique nationale tient les leviers de commande.

Plus généralement, l’UFAL est totalement partie prenante dans le combat contre le turbocapitalisme prédateur des droits fondamentaux des populations.

 

MV collectif.poste@orange.fr



Par UFAL Strasbourg
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Lundi 22 septembre 2008

Nous lisons chez des  camarades laïques.....de PRS (Pour la République Sociale).....en Aveyron (mais l'association est également présente en Alsace-Moselle...) cet indispensable retour aux fondamentaux (comme on dit pour faire court !). À lire, relire et même à méditer, surtout si on vit comme nous en contrée concordataire.


Le 18 septembre 1794 (2ème jour complémentaire de l’an II), la Convention thermidorienne vote la séparation de l’Eglise et de l’Etat !

Sur rapport de Cambon, le budget des cultes est supprimé.

« La République ne paie ni ne salarie aucun culte. »


Cinq mois plus tard, la Convention thermidorienne complète cette séparation de l’Eglise et de l’Etat par un décret encore d’actualité ! Le 21 février 1795 (3 ventôse an III), elle vote le décret suivant :

« Article premier. Conformément à l’article 7 de la Déclaration des droits de l’homme et l’article 122 de la Constitution, l’exercice d’aucun culte ne peut être troublé.

Article 2. La République n’en salarie aucun.

Article 3. Elle ne fournit aucun local ni pour l’exercice du culte ni pour le logement des ministres.

Article 4. Les cérémonies de tout culte sont interdites hors de l’enceinte choisie pour leur exercice.

Article 5. La loi ne reconnaît aucun ministre du culte. Nul ne peut paraître en public avec les habits, ornements ou costumes affectés à des cérémonies religieuses.

Article 6. Tout rassemblement de citoyens pour l’exercice d’un culte quelconque est soumis à la surveillance des autorités constituées. Cette surveillance se renferme dans les mesures de police et de sûreté publique.

Article 7. Aucun signe particulier à un culte ne peut être placé dans un lieu public ni extérieurement de quelque manière que ce soit. Aucune inscription ne peut désigner le lieu qui lui est affecté. Aucune proclamation ni convocation publique ne peut donc être faite pour y inviter les citoyens.

Article 8. Les communes ou sections de commune, en nom collectif, ne pourront acquérir ni louer de local pour l’exercice des cultes.

Article 9. Il ne peut être formé aucune dotation perpétuelle ou viagère, ni établi aucune taxe pour en acquitter les dépenses.

Article 10. Quiconque troublerait par violence les cérémonies d’un culte quelconque ou en outragerait les objets, sera puni suivant la loi du 19-22 juillet 1791 sur la police correctionnelle. »

Par Jean-Charles Vescovo
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Dimanche 14 septembre 2008

point de vue d'un militant de l'UFAL Strasbourg 67

Nous vivons un mélange des genres entre religion et politique très significatif avec la visite de Benoît XVI. La débauche ostentatoire des moyens officiels mis à disposition, l’occupation agressive de l’espace public, le harcèlement médiatique télévisuel, tout fait sens. Ici, le moyen, c’est le but. Le pape et le président ont en commun une stratégie de reconfessionnalisation institutionnelle de la société française.
Les deux hommes s’inscrivent à ce sujet dans la théorie du choc des civilisations de Samuel Huntington, bréviaire de la diplomatie des Etats-Unis. Ils tirent de la religion la légitimité à agir pour la domination d’un prétendu "Occident". Dans cette perspective, la République laïque fait obstacle. Un changement de cap est nécessaire. Le discours de Latran de Nicolas Sarkozy l’a proclamé sous le nom d’une "laïcité positive".
Cela devrait se traduire par une pseudo "modernisation" de la loi de 1905. Dès lors, juste avant la visite du pape, son premier ministre, le cardinal Bertone, s’est réjoui : "Certains éléments font espérer une évolution de cette laïcité rigide qui fit de la France de la IIIe République un modèle de comportements antireligieux. " Qu’est-ce que cette "laïcité positive" ?

Une reformulation par Benoît XVI de la revendication de l’Eglise romaine à être reconnue comme acteur officiel de l’espace public ! Voici le postulat du cardinal Ratzinger : "La foi n’est pas une chose purement privée et subjective. Elle est une grande force spirituelle qui doit toucher et illuminer la vie publique. " Nicolas Sarkozy l’a officialisé : "J’appelle de mes vœux l’avènement d’une laïcité positive, c’est-à-dire une laïcité (...) qui ne considère pas que les religions sont un danger mais plutôt un atout. " C’est ce que demandait le pape : "Un Etat sainement laïque devra logiquement reconnaître un espace dans sa législation à cette dimension fondamentale de l’esprit humain. Il s’agit en réalité d’une "laïcité positive" qui garantit à tout citoyen le droit de vivre sa foi religieuse avec une liberté authentique, y compris dans le domaine public. "


Le domaine public, voilà l’enjeu pour le pape : "L’hostilité à toute forme d’importance politique et culturelle accordée à la religion, et à la présence, en particulier, de tout symbole religieux dans les institutions publiques, n’est certainement pas une expression de la laïcité, mais de sa dégénérescence en laïcisme. " Joseph Ratzinger avait prévenu : "Une telle séparation, que je qualifierais de "profanité’’ absolue, serait certainement un danger pour la physionomie spirituelle, morale et humaine de l’Europe. " Car, pour le pape, "l’Europe est un continent culturel et non pas géographique. C’est sa culture qui lui donne une identité commune. Les racines qui ont formé et permis la formation de ce continent sont celles du christianisme. "


La vision est plus large encore. C’est l’Occident qui est en cause. "L’Occident est menacé depuis longtemps par le rejet des questions fondamentales de la raison et ne peut en cela que courir un grand danger", déclare le pape. Nicolas Sarkozy partage ce credo. Le "premier risque" dans le monde, a-t-il déclaré trois mois après son élection, c’est celui d’une "confrontation entre l’islam et l’Occident". Foin de la réalité étatique de l’ordre international, et tant pis pour cinq millions de musulmans français. Bien sûr, cette thèse ne proclame une identité que pour mieux désigner des adversaires.

L’islam d’abord. Cette lecture d’un Occident menacé par l’islam, Benoît XVI l’a aussi exprimée de manière particulièrement provocante dans son discours de Ratisbonne en 2006. Au prétexte d’une réflexion sur la foi et la raison, le pape utilise un dialogue entre l’empereur byzantin Manuel II Paléologue et un savant perse sur "le christianisme et l’islam, et leur vérité respective". Il citait ainsi l’empereur chrétien : "Montre-moi donc ce que Mohammed (le Prophète) a apporté de neuf, et alors tu ne trouveras sans doute rien que de mauvais et d’inhumain, par exemple le fait qu’il a prescrit que la foiqu’il prêchait, il fallait la répandre par le glaive. "

Cette référence très douteuse prononcée au lendemain de l’anniversaire des attentats du 11-Septembre est un programme politique. Et une mystification. Elle fait en effet l’impasse sur les siècles de violence impulsée par l’Eglise, des croisades à l’Inquisition en passant par les dragonnades, la chouannerie et la résistance à la loi de 1905.

Face au tollé soulevé par ce discours, Benoît XVI en avait minimisé la portée, prétextant d’une réflexion anodine. Pourtant, son secrétaire particulier, l’abbé Gaenswein, en confirmait un an plus tard la portée très politique : "Je tiens le discours de Ratisbonne, tel qu’il a été prononcé, comme prophétique. On ne peut pas éluder les tentatives d’islamisation de l’Occident. Et le danger pour l’identité de l’Europe, qui y est lié, ne doit pas être ignoré. " Tel est l’arrière-plan de la croisade du pape dans la France de Nicolas Sarkozy.

Le pape est bien un chef politique autant qu’un chef religieux. Toute l’Amérique latine progressiste en fait l’expérience amère dans sa lutte pour le droit au divorce ou à l’avortement et par la mise au ban de la théologie de la libération. L’Italie, l’Espagne et la Pologne le paient d’intrusions permanentes dans leurs élections.

La France ne sera pas épargnée si l’hébétude du spectacle clérical éteint la vigilance laïque. La laïcité prétendument positive est une tromperie. Elle rétablirait les privilèges de préconisation publique et de pressions privées de l’Eglise. C’est d’une laïcité étendue à de nouveaux domaines de l’espace public (hôpitaux, services publics, etc.) que la France a besoin.

Plus que jamais : l’Etat chez lui, l’Eglise chez elle !

Par UFAL Strasbourg
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Mercredi 10 septembre 2008

Appel autour de la venue de Benoit XVI en France du 12 au 15 septembre.

source : http://manifestepape.info/

Le pape a le droit de venir en France. Loin de nous l’idée de nous y opposer parce que nous sommes laïques. Mais cet accueil officiel, sur un mode révérenciel et sur fonds publics, ne va pas de soi.

En tant que chef d’un État, Benoît XVI ne mérite guère l’enthousiasme d’une démocratie laïque et égalitaire.
À la tête d’un petit État théocrate et patriarcal, il use essentiellement de son siège d’observateur permanent à l’ONU pour faire reculer tout programme en faveur de la planification familiale, des droits des femmes, de la lutte contre le sida, ou des minorités sexuelles. Souvent aux côtés des pires dictatures de l’Organisation de la Conférence islamique.

En tant que leader religieux, Benoît XVI est un pape ultraconservateur et liberticide. Sa vision du catholicisme, promue à travers des mouvements comme l’Opus Dei ou la Légion du Christ, est dogmatique, étroite, antiféministe, inégalitaire, hostile à un véritable œcuménisme et à l’esprit moderniste de Vatican II. Il n’y a vraiment pas là matière à révérence. Mais c’est l’affaire des croyants.

En tant que citoyens laïques, notre vigilance est ailleurs. Nous tenons à profiter de cette visite en France pour dire et redire notre refus de la « laïcité positive », un terme utilisé par Benoît XVI puis revendiqué par Nicolas Sarkozy, dans son livre « La République, les religions et l’espérance », et plus encore dans ses discours présidentiels de Latran et Ryad.

Comme l’immense majorité des Français, nous sommes attachés à la laïcité sans adjectif. C'est à dire à une laïcité qui distingue bien la sphère de la puissance publique de la société civile et de la sphère privée. Cette séparation tient sagement à distance le politique du religieux, dans l’intérêt des deux.

Nous refusons l’évolution de cette laïcité vers une religion civile à l’américaine, le subventionnement public des lieux de culte, ainsi que l’assouplissement de la vigilance envers les sectes.

Nous appelons au contraire à une vigilance vis-à-vis de tous les intégrismes. Cette vigilance passe par une revalorisation du lien social sur un mode laïque, un soutien aux associations de quartier luttant pour le vivre ensemble et la défense de l’école publique. Nous le disons sans détour : dans la transmission des principes de la République, le curé, le pasteur, le rabbin ou l’imam ne pourront jamais remplacer l’instituteur.

Nous ne pensons pas, comme le chef de l’État, que le plus grand mal des banlieues soit d’être devenues des « déserts spirituels », mais d’être devenues des ghettos souffrant d’un ascenseur social bloqué, de la flambée des prix immobiliers, du recul des services publics et du manque de mixité sociale.

Nous n’avons pas la prétention de croire, comme lui, que « Dieu est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme ». Mais nous sommes sûrs d’une chose, pour fondamentale qu’elle soit, la question spirituelle ne nous semble pas relever des missions du chef de l’État, dont le rôle est plutôt de s’occuper de la question sociale.

Si le catholicisme fait incontestablement partie du patrimoine culturel de la France, la France n’est plus la « fille aînée de l’Église » depuis quelques siècles déjà, mais une République séparée des Églises. Son objectif n’est pas de veiller à ce qu’un plus grand nombre de Français croient mais vivent mieux, toujours plus libres et plus égaux, ensemble. Telle devrait être la mission que se fixe un président de la République. Telle est notre espérance.

 

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Par UFAL Strasbourg
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