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Dimanche 18 mai 2008

La France semblait résister à cette nouvelle alliance du néolibéralisme avec les communautaristes et les intégristes de tous poils. Et, puis, l’élection de Nicolas Sarkozy nous a précipité directement dans le "nouveau monde", celui de Bush, Berlusconi et consorts. Finis les compromis d’hier. Comme le dit si bien Denis Kessler, ancien numéro 2 du MEDEF, dans la revue Challenges (4/10/2007), il devient clair que le but du gouvernement français est la déconstruction méthodique de tout le compromis social français issu de la résistance. La France est aujourd’hui en totale phase avec la gouvernance mondiale du turbocapitalisme actuel.

Ses déclarations sur la supériorité de l’homme d’église sur l’instituteur, sur la supériorité des religions sur les autres convictions, ses déclarations anti-laïques de Latran, de Ryad, du CRIF contre la loi de 1905 ne font qu’accompagner les déclarations et les actions de ses proches : sa directrice de cabinet favorable à l’Eglise de scientologie, son gouvernement qui a accélère le processus de marchandisation et de privatisation de toutes les activités humaines en commençant par les services publics de la protection sociale, de l’éducation, etc.
On devait s’y attendre : tout était déjà écrit dans son livre publié en 2004, intitulé : "Les religions, la république et l’espérance".
Mais force est de constater que son anti-laïcité ne reste pas seulement actif dans le domaine idéologique et religieux, mais aussi dans le domaine institutionnel (soutien au traité de Lisbonne anti-laïque et anti-social, soutien à l’article 89 de la loi du 13 août 2004 combattu par les maires ruraux, lancement après la commission Machelon anti-loi 1905, d’une commission sur la récriture du préambule de la Constitution) et surtout dans le domaine économique (accélération de la marchandisation et de la privatisation des services publics). Car la laïcité, séparation de la sphère publique (lieux de délibération politique et lieux de formation et de constitution du droit et des libertés) et de la sphère privée de la société civile, doit autant combattre les signes religieux à l’école que les lits et consultations privés à l’hôpital, par exemple !

Comprenons néanmoins, que ces attaques anti-laïques et anti-sociales font partie d’un mouvement d’ensemble lié à la globalisation financière mondiale. C’est pourquoi nous avons besoin d’internationaliser l’alliance du combat laïque et du combat social. Les avancées laïques portugaises liées à la révolution des œillets en 1974, les avancées suédoises liées à la nouvelle constitution en vigueur depuis le 1er janvier 2000, le débat laïque en Turquie, les déclarations d’Evo Morales en Bolivie sur la nécessité d’une loi de séparation des églises et de l’Etat, la lutte au Canada contre les tribunaux religieux en première instance, les avancées légales pour les fins de vie en Belgique et en Suisse, les batailles qui lient féminisme et laïcité dans le monde entier y compris dans les pays arables et musulmans, autant de points d’appui pour le combat social et politique. C’est Jean Jaurès en son temps qui a montré pourquoi le vote de la loi de séparation des églises et de l’Etat promulgué le 9 décembre 1905 a permis le développement ultérieur des luttes sociales en supprimant la segmentation des couches populaires et du peuple. Nous devons reprendre cette idée qui globalise les combats laïque, féministe, social et écologique. Nous devons montrer que seule la liaison du combat laïque et du combat social évite la segmentation du peuple dans la lutte. Sans cette liaison, nous resterons dans l’impasse car nous ne serons pas à la hauteur des enjeux posés par la globalisation financière mondiale. Nous le voyons bien, malgré la victoire du 29 mai 2005 contre le traité constitutionnel européen, nous n’avons pas pu enrayer la marche des politiques néolibérales et communautaristes. C’est par cette liaison entre les combats et par la globalisation des luttes que nous serons demain plus à même d’offrir une résistance et de produire une alternative à cette globalisation financière.

par Bernard Teper
Président de l'UFAL

Par UFAL Strasbourg - Publié dans : Positions de l'UFAL
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Vendredi 16 mai 2008

Réagissons contre le démantèlement des politiques d’égalité femmes/hommes

 source : http://www.servicedroitsdesfemmesendanger.org/



Signer la pétition   -   Voir les signataires


 

Après la disparition de tout ministre en titre chargé-e des droits des femmes et de l’égalité, c’est maintenant l’administration responsable de l’impulsion et de la mise en œuvre de cette politique, le Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE), qui est menacée de démantèlement.

Cette administration est composée d’un service central et d’un réseau de délégué-es régionales et de chargé-es de mission départementales placées sous l’autorité des Préfets, au plus près des territoires.

Le SDFE a pour principales missions de favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités politiques et économiques ; de favoriser l’accès à l’emploi des femmes et de promouvoir l’égalité salariale et professionnelle ; de favoriser une meilleure articulation des temps de vie ; de garantir l’accès aux droits fondamentaux ; de préserver les acquis (interruption volontaire de grossesse, contraception…) et de lutter contre les violences faites aux femmes. Il est un interlocuteur privilégié des associations de défense des droits des femmes sur tout le territoire, et des élus et organismes qui agissent pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Sans ministre en titre, sans administration nationale et sans réseau régional et départemental, l’égalité et les droits des femmes vont régresser, alors même que le Président de la République avait déclaré vouloir « appliquer à tous les niveaux et dans toutes ses dimensions (salaires, responsabilités, reconnaissance sociale), l’exigence d’égalité ».

L’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale portée par l’Organisation des Nations Unies, l’Union Européenne et la République Française. Au moment où s’ouvre la Présidence française de l’Union Européenne, le gouvernement est à contre courant des préconisations et des avancées européennes !

Mobilisons nous pour :

Le maintien du Service des droits des femmes et de l’égalité et de son réseau de délégué-es régionales et de chargé-es de mission départementales, doté de véritables moyens d’intervention ;

La nomination d’un-e ministre chargé-e des Droits des femmes et de l’égalité.


Soutenue par les organisations suivantes :

CADAC (Coordination des Associations pour le Droit A la Contraception et à l'avortement), CFDT, CGT, CNDF (Collectif national pour les droits des femmes), Collectif féministe contre le Viol, Femmes solidaires, FSU, LCR, MFPF (Mouvement Français pour le Planning Familial), PC, PS, réseau féministe Rupture, Les Verts

Par UFAL Strasbourg
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Jeudi 15 mai 2008

L’Union des Familles Laïques de Strasbourg demande à tous ceux qui partagent le principe fondamental du droit au toit de venir manifester avec le DAL 67, organisateur de cette manifestation, devant le Conseil Général du Bas-Rhin, Quartier Blanc, ce vendredi 16 mai 2008 à 13h pour dénoncer une carence dans des domaines qui correspondent aux missions du Conseil Général et de ses élus à savoir :

1.dans le cadre du handicap : il est intolérable de ne pas trouver une aide auprès de cette instance ;

2.dans le cadre du social : il est intolérable de laisser des personnes exclues du système ;

3.dans le cadre du logement : il est intolérable de ne pas loger des personnes en grande difficulté.

 

Où en est la commission qui gère les logements pour personnes handicapées ? Il est regrettable que l’important effort du Conseil Général dans Hommes & Territoires se limite aux territoires en oubliant... les hommes !

C’est le cas de trois familles qui subissent depuis plus de 10 ans les atermoiements arbitraires des différents responsables politiques dans le canton de Drulingen et une autre situation scandaleuse dans le canton de Bouxwiller.

Il est inadmissible que ce soit des associations et des bénévoles qui doivent rendre publique des situations iniques. Il faut désigner les responsables et les rendre coupables ! Il est impensable de ne pas sanctionner de telles attitudes dignes d’un autre âge.

Pour le droit d’exister dans la décence, venez nous rejoindre et crier notre indignation.

Contacts Presse

Christian Sager             06 62 49 57 86

Kébir Jbil                        06 76 47 62 57

Par UFAL Strasbourg
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Vendredi 25 avril 2008

1 - Non aux suppressions de postes

Le mouvement d’opposition aux mesures annoncées par le ministère de l’Education Nationale ne cesse de prendre de l’ampleur. Ce mouvement n’est pas, comme Xavier Darcos aimerait s’en convaincre, l’expression d’on ne sait quelle angoisse inhérente à l’adolescence.

Le fait est que plus de 80 % des conseils d’administration des lycées publics ont d’ores et déjà refusé de voter le dotation horaire globale de la rentrée 2008. Le fait est que dans de nombreux établissements, les professeurs ont d’ores et déjà annoncé qu’ils refuseraient les heures supplémentaires. Voilà qui atteste les limites de l’explication psychologisante que le ministre de l’Education Nationale a récemment avancée. Le mouvement auquel on assiste depuis trois semaines manifeste la volonté d’enrayer le processus de délitement de l’école publique que la suppression annoncée de 11200 postes ne manquera pas d’accélérer. On ne saurait arguer de la démographie pour justifier de telles coupes sombres. Toutes les filières seront en effet touchées par ces suppressions de postes, y compris l’enseignement professionnel, filière qui est pourtant en plein essor. L’argument démographique, qui plus est, procède d’une bien curieuse géométrie : on s’apprête à supprimer plus de 6700 postes dans les lycées alors que la baisse attendue est de 14000 élèves (ce qui revient à supprimer un poste pour deux élèves en moins) ; dans les écoles maternelles et primaires, on ne créera, en revanche, qu’un seul poste pour 53 élèves en plus. Ce n’est pas tout : il y a fort à craindre que les établissements les moins favorisés subissent de plein fouet les conséquences de ses mesures. Celles-ci ne feront qu’aggraver les difficultés que ces établissements cumulent déjà et ne manqueront pas de creuser encore les inégalités qui existent déjà entre les établissement cotés et ceux que tous cherchent à fuir. Autant de raisons qui nous ont incités à rédiger l’appel que vous trouverez dans ce numéro de notre revue. L’UFAL ne réduit pas la question de l’école à celle des moyens : elle n’a eu de cesse de dénoncer, dans les colonnes de la revue du secteur-école, les réformes menées depuis 30 ans qui ont concouru à l’abaissement de l’école publique. En valorisant les sciences de l’éducation plutôt que les contenus disciplinaires (Cf. la rubrique « Analyse » et la rubrique « Formation des professeurs »), l’épanouissement de l’enfant plutôt que l’instruction de l’élève, l’adaptation à la demande sociale plutôt que la confrontation aux œuvres de l’esprit, la culture de l’immédiateté plutôt que celle des Humanités (Cf. la rubrique « Programmes »), les réformes successives ont affaibli l’école publique et, par là-même, préparé sa marchandisation. Dans ce contexte déjà désastreux, la suppression de 11200 postes ne pourra que l’affaiblir un peu plus.

C’est pourquoi nous vous invitons à signer cet appel.

Par UFAL Strasbourg - Publié dans : Positions de l'UFAL
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Mercredi 16 avril 2008

Parenthèse radio : La Radio des Parents et de toute la Famille http://www.parentheseradio.fr/

Bernard Teper en studio le 14-04-2008
Sujet : Associations familiales, quelle rôle jouent-elles ?

1ère heure
http://www.parentheseradio.fr/IMG/mp3/14-04-2008_09_ptitsloups1.mp3
2ème heure
http://www.parentheseradio.fr/IMG/mp3/14-04-2008_10_ptitsloups2.mp3

Par UFAL Strasbourg - Publié dans : Médias familiaux
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